• L’impolitesse, une vertu ou un vice au Sénégal?

    by  • 17 novembre 2012 • Education, Société • 0 Comments

    Le vendredi 16 novembre 2012, Intelligence Magazine a organisé la Grande Rentrée Citoyenne. Un événement qui a réuni plus d’une centaine d’établissements et d’associations du pays. Ainsi, des milliers d’élèves et d’étudiants ont écouté avec attention ces personnalités qui ont réussi grâce à des mots comme : la discipline, la volonté, le courage, l’excellence et le civisme.  

    Selon la Directrice du magazine, Amy Sarr Fall,  cette rencontre permet d’encourager la jeunesse, c’est un signe d’accompagnement. Ce qui permet de faire avancer la Nation. Donc, le développement du pays.  Et ce dernier interpelle tous citoyens sénégalais.
    Différents speakers, dans divers domaines ont partagé des « secrets » pour réussir dans la vie:
    Ameth Amar, patron de NMA Sanders ;  Me Dior Diagne, Avocate internationale; Fatoumata Zahra Diop, Secrétaire Générale de la BCEAO ; Pr Amadou Alpha Sall, Grand Prix du Chef de l’Etat ; Mme Eveline Tall, Directrice Générale Adjointe du Groupe Ecobank ;  Mouhamadou Makhtar Cissé, Directeur Général de la Douane (message vidéo) ; M. Gautier, 1er conseiller de l’Ambassadeur de France au Sénégal et enfin l’éloquente et la charismatique Me Aissata Tall Sall, Avocate à la cour et Député à l’Assemblée nationale. En effet, le discours de cette oratrice a impressionné les milliers d’élèves, étudiants et parents qui ont rempli l’immense salle du Grand Théâtre.
    «  Donner aux jeunes les vertus cardinales que sont le culte du travail, de l’effort, de l’engagement, du devoir et du courage » est l’objectif de cette journée d’après le parrain, M. Doudou Ndir, ancien  Magistrat et actuel Président du CENA.
    Le Sénégal remporte la Palme de l’indiscipline
    Même si le Sénégal est le pays de la Teranga «  nul ne peut lui contester la palme de l’indiscipline » martèle M. Ndir
    De cette manière, des événements comme  le naufrage du bateau Le Joola, le plus grand drame de l’Histoire du pays, le comportement violent des supporters sénégalais lors du dernier match à domicile des Lions et tout récemment les actes de vandalisme intervenues sur la voie publique le 22 octobre dernier « en sont des preuves. »
    L’ancien Médiateur de la République ne s’est pas arrêté là. Il a évoqué les bâtiments qui s’effondrent à cause du non respect des règles d’urbanisme et de construction, l’occupation anarchique  de l’espace publique, les ordures et eaux usées sur la voie publique, le  non respect des feux de signalisation, l’insécurité et  les pollutions sonores dans les quartiers de jour comme de nuit.  Même les vendeurs des médicaments de la rue ne sont pas laissés en rade par le doyen.
      L’impolitesse, un frein au développement
     L’impolitesse ! Je me demande si ce mot est une vertu ou un vice dans le pays de Senghor ?
    Elle est souvent étiquette aux enfants, mais ici, c’est le Sénégalais adultes qui est impoli. Et vous le savez mieux que moi, vivre avec un adulte irrespectueux, incorrect, mal élevé, est une véritable catastrophe. Par conséquent, réclamer à nos gouvernants une vie meilleure serait chose ardue.
    Souvent, certains disent que le Sénégal peut réussir ce que  le Japon, la Corée ou encore la Chine ont réussi. En oubliant que le secret de ces pays c’est simplement la discipline et le « culte » du travail. Ce qu’on ne voit nullement dans notre pays. C’est ici où l’on entend chaque jour des personnes qui n’ont aucune formation ou qualification (métier) dire que l’Etat n’a rien fait pour la population donc survivre est difficile. Alors que leur seule et unique formation est l’oisiveté.
    L’indiscipline est parfois un handicape pour  certains de nos diplômés qui n’arrivent pas à décrocher une embauche. Rien ne se réalise sans la discipline. Dans la langue de Kocc Barma, on dit souvent : « Loula yaar mayoul, yaaradi dou la ka may.»  Autrement, « Ce que tu n’as pas acquis par la politesse, tu ne l’acquerras pas par l’impolitesse.»
    Le peuple sénégalais est un peuple à rééduquer. Mais, vous allez me demander comment l’effectuer ?
    C’est simple! Pourquoi pas un régime dictatoriale ?  Dans certains cas,  il nécessite un mal pour résoudre un fléau. « Le mal nécessaire », ainsi le disait un Homme religieux.

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