• Le dotAfrica (.africa), une intégration « numérique »

    by  • 30 septembre 2012 • Technologies • 0 Comments

    La connexion de l’ensemble des ordinateurs du monde entier constitue l’internet. Cela est possible à l’aide  de leurs différentes adresses IP (Internet Protocol/ Protocole Internet) qui sont composées seulement de chiffres. Cette communication ne sera pas laborieuse pour les machines, contrairement à nous utilisateurs. Ainsi pour nous faciliter l’usage, le système de noms de domaines ou DNS (Domain Name System) a été conçu pour permettre aux différents ordinateurs de s’identifier et de communiquer entre eux.

    Dès lors, ils existent différents domaines : .sn, .com, .org, .net, .gov, .info. biz, etc.
    Avec les mutations sans cesse notées et les nouveaux contenus qui ne font qu’augmenter sur la toile de jour en jour, de nouvelles initiatives sont nées. Ce qui a fait que de grandes communautés économiques comme l’Union européenne et l’Asie ont obtenu leurs e-identités, successivement avec le dotUe (.eu) en 2005 et le dotAsia (.asia) en 2006.

    Pareillement, le continent africain possédera son propre gTLD (generic Top Level Domain) dotAfrica qui sera  disponible dans le premier trimestre de 2013.

    Un  projet que l’Union africaine a confié à UniForum SA, une société sans but lucratif basée en Afrique du sud, avec une expérience de plus de dix-sept ans dans le milieu.

    « La promotion des peuples et des  cultures africains sur l’internet. « 
    Djossou

    Djossou

     » L’opportunité de ce nom de domaine est  la promotion des peuples et des  cultures africains sur l’internet.  »  a indiqué Koffi Fabrice Djossou, représentant de ladite société lors d’un  point de presse à Dakar le mercredi 9 août 2012. En effet, le .africa accordera aux africains  leur propre espace sur la toile. C’est une sorte d’intégration numérique.

    Donc, selon lui cela permettra de « faire de l’internet une  réponse à la réduction de la pauvreté sur le continent. » Mais aussi, de disposer d’  « une stratégie globale  de mise en place d’un internet ouvert et vecteur d’information de masse. » Avec l’importance des tic aujourd’hui ainsi que tous les profits qu’elles peuvent générer, M. Djossou nous affirme qu’ »un nom de domaine peut-être un outil porteur et internet est un instrument  stratégique. Donc, il est temps que les Africains soient d’avantage  plus présents et dotAfrica est une solution. »

    L’Afrique est absente du marché. C’est le moment pour ne plus être un simple spectateur mais être un acteur et de développer des applications et des contenus locaux. Cela accordera une formation plus efficace, un renforcement des capacités et un transfert de compétences.

      » Seuls 5 revendeurs de noms de domaines sont accrédités en Afrique sur 900 revendeurs, dont 2 seulement fonctionnent. Et l’un est du Sénégal. « , révèle M. Djossou

    C’était une occasion de décortiquer tout ce qui tourne autour des noms de domaines. Ainsi M. Alex Corenthin de NIC Sénégal (comité de gestion des noms de domaines .SN) a confié que 5.000 sites sont sous le domaine du .sn. Comparé aux pays environnants, le Sénégal est largement en tête sur l’utilisation des noms de domaines identifiant un pays. Il a reproché à certains propriétaires de sites de la presse en ligne et d’entreprises de préférer des extensions autres que celle du Sénégal. Un constat, pour la plupart des utilisateurs, le prix du domaine local est un peu cher. Mais selon M. Corenthin, un point sn à 30.000 pour la première année et 20.000 FCFA  pour les autres années qui suivent, c’est vraiment un prix acceptable pour une entreprise qui génère des revenues. Car cela lui revient  à moins de 2.000 FCFA le mois.

    Ceci nous fait penser à une question selon laquelle : est-ce que le .africa ne sera pas au détriment des domaines de pays qui existent déjà ? Mais la réponse est claire si nous lisons ces mots du président de ce projet:« dotAfrica sera utilisé comme un mécanisme visant à promouvoir le développement des services internet de l’Afrique et de l’écosystème, et de mettre en valeur la fierté africaine, l’identité et le savoir-faire. « 

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